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Smash Bedex !

Combattre la militarisation, le fascisme et la guerre


Du 12 au 14 mars, un salon de l’armement baptisé BEDEX est organisé aux palais du Heysel, à Bruxelles. Comme le précise sa propre description : « BEDEX offre un carrefour privilégié où l’industrie, les institutions, les forces armées, les intégrateurs, les experts en technologie et les partenaires internationaux peuvent se rencontrer au cœur de la capitale des institutions européennes, de l’OTAN et de la Belgique. »

L’organisation d’un tel salon à Bruxelles, alors que l’union européenne prévoit de réarmer l’Europe en investissant 800 milliards d’euros dans l’industrie militaire d’ici 2030, n’est pas un hasard. La prétendue menace d’agression russe à dissuader, ou la prétendue nécessité de rendre l’Europe moins dépendante de l’armée américaine, répondent en fait à la réaffirmation de la place de l’Europe aux côtés des États-Unis dans l’ordre mondial impérialiste.
L’impérialisme est le processus politique dérivé du capitalisme et reposant sur l’expansionnisme, la guerre, et la construction d’un ennemi intérieur, basé sur la racialisation et l’anticommunisme. Et le discours impérialiste, issu d’un ordre capitaliste en crise, se tourne actuellement vers sa forme la plus violente : le fascisme.
La Belgique joue ici son rôle, tant par son propre réarmement (avec l’achat des blindés du programme CAMO, des F-35, etc.) que par la production et la livraison d’armes et de composants militaires à des états génocidaires comme Israël et la Turquie, ou dictatoriaux comme l’Arabie Saoudite ou l’Indonésie.

La résurgence des luttes populaires, anti-impérialistes et anticolonialistes a mis à nu la violence nécessaire pour maintenir l’ordre impérialiste au profit des États-Unis et des « démocraties libérales » de l’union européenne. L’opération « Déluge d’Al-Aqsa » et le soutien total des USA et de l’Europe au génocide commis par Israël à Gaza, ont conduit à une crise de légitimité politique. En Europe et aux États-Unis, la résistance du peuple palestinien à la violence coloniale a mobilisé des millions de personnes, défiant la répression et redynamisant les luttes révolutionnaires et anti-impérialistes. Loin de considérer la Palestine comme un cas isolé, la vague de solidarité avec la Palestine a conduit à une attention et une mobilisation accrues autour de la guerre impérialiste et de l’exploitation au Soudan, au Congo, au Venezuela, au Cachemire et ailleurs.

La militarisation ne se limite pas aux guerres à l’étranger, elle tend à faire la guerre à la population nationale. La construction d’un ennemi extérieur justifie l’augmentation des dépenses militaires, et la construction d’un ennemi intérieur justifie l’augmentation des dépenses sécuritaires. Cela signifie une répression politique accrue et une surveillance policière renforcée des opposants politiques et des « indésirables ».
Loin de se limiter aux guerres impériales, les dépenses militaires portent aussi sur les équipements nécessaires à la répression des soulèvements populaires. Les entreprises telles que la Fabrique Nationale, fabriquent non seulement des fusils d’assaut comme le SCAR mais également des armes « à létalité réduite » comme le FN303, qui sont d’abord utilisés dans les zones métropolitaines contre des segments racisés et marginalisés de la population, puis contre les mouvements sociaux.
C’est dans ce cadre aussi que s’explique en Belgique, mais aussi en Allemagne et en France, le retour progressif au service militaire et la militarisation générale de la société. Les cheminot.e.s ou les enseignant.e.s qui partent en retraite ne sont pas remplacé.e.s, partout le gouvernement bloque les nouvelles nominations, partout, sauf dans l’armée et dans la police : 93 % des fonctionnaires nommés par l’Arizona sont des militaires ou des policiers !

Parmi les différents secteurs de l’économie capitaliste qui nécessitent un accès illimité aux combustibles fossiles et aux terres rares, le secteur militaire occupe une place centrale. Bien qu’il soit un des responsables de la pollution, de la destruction de l’environnement et de l’effondrement complet des écosystèmes, le secteur militaire reste l’une des industries les plus protégées du capitalisme. Le plan de réarmement de l’Union européenne abandonne totalement de la prévention du changement climatique : le secteur de l’armement est à l’abri de tous les accords climatiques.
Il y a un lien direct entre le réarmement et l’extractivisme génocidaire. Et le besoin d’accéder aux ressources naturelles et aux matières premières alimente directement les guerres et les interventions impérialistes, comme au Venezuela.
La dévastation de l’écosystème nourrit le militarisme et la guerre qui précipitent la dévastation de l’écosystème. Nourrissant ce cercle vicieux, l’Europe regarde le monde brûler en ne se préoccupant que de protéger ses frontières et les profits de ses multinationales.

L’industrie militaire et sécuritaire est l’un des piliers du capitalisme contemporain, ce qui en fait une cible privilégiée, non seulement pour notre libération mais pour notre simple survie.
Dénonçons et attaquons le salon BEDEX, qui promeut le militarisme, la répression et la guerre.
Rejetons l’avenir meurtrier que nous réserve la concurrence entre les États capitalistes.
Développons toutes les formes de résistance populaire et de solidarité internationale.
Renforçons le camp révolutionnaire !

Smash Bedex !
Rejoignez le bloc antimilitariste et révolutionnaire lors de la manifestation nationale anti-Arizona du 12 mars !

Premiers signataires: Classe contre classe ; Soulèvements de la Terre ; Front d’Action Révolutionnaire ; Collectif 8 Mars ; Samidoun ; Stop Arming Israël (Belgique) ; Collectif Woman Life Freedom, JOC Wallonie-Bruxelles, Front antifasciste liégeois ; Sosyalist Kadınlar Birliği (Union des femmes socialistes, SKB) ; Halkevi Bruxelles…